Les mycotoxines

Les mycotoxines (du grec ancien µύκης : « champignon » ; et toxine) sont des toxines élaborées par diverses espèces de champignons microscopiques telles que les moisissures.

 

Selon la définition qu’en a donné récemment Pitt (1996), les mycotoxines sont “des métabolites de champignons qui, quand ils sont ingérés, inhalés ou absorbés par la peau altèrent les capacités de réaction et provoquent des maladies ou la mort chez l’homme ou l’animal, y compris les oiseaux.”

 

Il est probable que les mycotoxines ont été un fléau pour l’humanité depuis les premiers temps de la culture sédentaire. On a, par exemple, émis l’hypothèse que le dépeuplement important de l’Europe occidentale au treizième siècle serait dû au remplacement du seigle par le blé, qui constituait une source importante de mycotoxines de Fusarium (Miller, 1991). Le développement de ces toxines dans les céréales ayant passé l’hiver a aussi été à l’origine de la mort de milliers de personnes, décimant des villages entiers de Sibérie pendant la Seconde guerre mondiale. Les mycotoxicoses, connues plus récemment sous le nom "d’aleucie toxique alimentaire” provoquent des vomissements, une inflammation aiguë du tube digestif, une anémie, une défaillance circulatoire et des convulsions.

 

Les mycotoxines sont présentes dans toute une série de produits de l’alimentation humaine et animale et provoquent de nombreuses maladies chez l’homme et l’animal. Le contact avec les mycotoxines peut être à l’origine de toxicités aiguës et chroniques allant de la mort à des effets délétères sur le système nerveux central, l’appareil cardiovasculaire et l’appareil respiratoire, ainsi que sur l’appareil digestif. Elles peuvent aussi avoir des effets carcinogènes, mutagènes, tératogènes et immunosuppresseurs. Le pouvoir qu’ont certaines d’altérer les réactions immunitaires et, ainsi, de réduire la résistance aux infections, est maintenant largement considéré comme leur effet le plus important, surtout dans les pays en développement.

 

Les mycotoxines retiennent l’attention dans le monde entier en raison des pertes économiques importantes qui sont liées à leurs effets sur la santé de l’homme, la productivité animale et le commerce national et international. On a estimé, par exemple, (Miller, communication personnelle) que les pertes annuelles aux États-Unis et au Canada dues à l’effet des mycotoxines sur les aliments du bétail et les industries de l’élevage étaient de l’ordre de 5 milliards de dollars. Dans les pays en développement, où les vivres (par exemple le maïs et les arachides) sont susceptibles d’être contaminés, il est probable qu’il faille y ajouter des pertes importantes dans la population humaine en raison de la morbidité et des décès prématurés associés à la consommation de mycotoxines.

 

Les mycotoxines sont des contaminants naturels des céréales. Leur présence, et surtout leur abondance, sont avant tout liées aux conditions climatiques. Aucune prévision ne peut être établie à l'avance. De fortes teneurs en mycotoxines dans des céréales, blé, maïs, relevées dans des lots venant d'une zone précise, ou d'un pays, peuvent parfaitement avoir pratiquement disparu l'année suivante.
Les mycotoxines doivent également être scindées en 2 groupes :
Celles produites par des champignons ou moisissures sur les plantes au niveau du champ: toxines de champs.
Ce sont les mycotoxines de Fusarium: Déoxynivalénol (DON), Zéaralénone (ZEA) et Fumonisines B1 + B2 (FUM)
Et celles produites après récolte lors du stockage des céréales: toxines de stockage que sont les Aflatoxines (AF) et Ochratoxine A (OTA).

Le risque mycotoxique pour les organismes vivants est causé par une absorption en grande quantité (toxicité aiguë), ou par une consommation courante et répétitive sur une longue période (toxicité chronique) d'une ou de plusieurs mycotoxines.


L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA), dans son rapport de mars 2009 sur l'évaluation des risques liés aux mycotoxines, relève l'anomalie que représente l'absence d'étude sur les effets des mycotoxines sur les animaux de compagnie alors que ceux-ci sont exposés à la durabilité de l'action toxique inhérente à leur très longue espérance de vie.


Une absence d'étude, tout autant qu'une absence de législation, qui sont préjudiciables à la santé de nos animaux de compagnie: chiens et chats.
Pourtant les références faites à diverses mesures prises en faveur des animaux sont nombreuses. La FACCO (Chambre Syndicale des Fabricants d'Aliments Préparés pour Chiens, Chats, Oiseaux et autres animaux familiers) ne manque pas de s'en faire l'écho dans les pages de son site internet


"Des niveaux maxima à ne pas dépasser ont été établis comme recommandés par la Commission Européenne (2006/576) pour les différentes mycotoxines issues des moisissures pouvant se développer dans les céréales utilisées dans la fabrication des aliments pour animaux familiers.


Aucune étude n'a été réalisée sur les animaux de compagnie. Ils sont supposés obéir aux mêmes règles physiologiques que les animaux de rente.. Est-ce juste? Voir à ce sujet les commentaires du Pr Annie Leszkowicz (professeur de toxicologie et de sécurité alimentaire à l'ENSA Toulouse).


Le Pr Annie Leszkowicz  nous fait remarquer que le taux de zéaralénone admis pour le porcelet ou la jeune truie ne protègera sans doute pas le chat à qui il manque 2 enzymes capables de favoriser l'élimination de la mycotoxine. Et d'ajouter: "On ne peut pas extrapoler par rapport aux valeurs définies pour les porcs ou les volailles."


Les études réalisées sur l'OTA lui donnent raison. La DL50* de l’ochratoxine A est, par exemple, de 5,9 mg/kg pour une dinde (voie orale), de 1mg/kg pour le porc (voie orale), et de seulement 0,2mg/kg (voie orale)


(*) DL50: La dose létale 50 ou DL50 est un indicateur quantitatif de la toxicité d'une substance. C'est la dose qui, donnée en une seule fois, va provoquer la mort de la moitié des sujets testés. Plus la dose létale est faible, plus la substance est toxique.

Madies et symptomes dues aux principales mycotoxines
Groupe de mycotoxines Symptomes
AFLATOXINES Effets cancérigènes, et autres effets dommageables pour l'homme, la volaille, les porcins et le bétail
OCHRATOXINES Cancérigène, lésions rénales et autres effets dommageables chez le porc et la volaille

ZEARALEONES

Peut-être cancérigène chez l'homme, incidences sur la production porcine
TRICHOTECENES B (DONS) Troubles digestifs, (vomissements, Diarrhées) Dépression Immunitaires, modifications hématologiques, baisse de croissance.
FUMONISINES Soupçonné de provoquer chez l'homme le cancer de I'œsophage, maladies chevalines, porcines et des poulets
ACIDE TENUAZONIQUE Convulsions digestives, hémorragies intestinales, vomissements
ALCALOIDE DE L'ERGOT vasoconstriction (diminution du calibre des vaisseaux sanguins)

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